MARLENE IONESCO

Réalisatrice & Productrice

Ma rencontre avec la danse fut un pur hasard.

Des études de théâtre et de cinéma, une orientation littéraire à l’université, la passion du cinéma russe, de l’Europe de l’Est et les rencontres artistiques ont peu à peu déterminé un chemin qui encore aujourd’hui m’interpelle. La rencontre de personnalités comme Pierre Mac Orlan, Jean Giono, Paul Emile Victor m’ont persuadé que nous possédons les clés de notre propre liberté et de notre choix de vie avec tout ce que cela comporte.

Mon premier film fut donc un choix personnel du a une conversation familiale sur une chanteuse oubliée d’un autre temps Damia. Elle était la grande chanteuse avant Piaf – j’ai alors décidé de faire une fiction document sur elle.

Puis ce fut l’Opéra avec Carolyn Carlson et mon deuxième film a émergé quelques années plus tard alors que je travaillais dans la mise en scène de théâtre. «Blue marine» fut un tournant dans la réalisation de films consacrés à la danse.

Le troisième film qui me tenait à cœur fut une autre fiction-document sur le thème d’Isis et Osiris, grand mythe égyptien.
Ainsi le film «Barque Sacrée» est né. Ce fut une belle et magique expérience pour moi. Tourné en studio, j’avais Henri Alekan, poète de la lumière, Carolyn Carlson, Larrio Ekson, Yorma Uotinen dans les rôles principaux. Le scénario fut d’inspiration immédiate comme une écriture automatique. J’avais les images en tête, bien réelles.

Enfin, la suite de cette pérégrination artistique fut de me consacrer au portrait d’étoiles comme Agnès Letestu, Dominique Khalfouni, Mathieu Ganio, Larrio Ekson. Une parenthèse «Le rêve d’Othello» sur le thème d’Othello, avec Agnès Letestu et Larrio Ekson. C’est ce film qui me décida à me diriger vers les portraits d’étoiles. Entre temps je réalisais d’autres film sur la danse notamment les solos de Carolyn Carlson et Larrio Ekson à la biennale de Venise.

Il faut croire au rêve et malgré les difficultés que je peux rencontrer pour faire aboutir mes projets, je suis toujours étonnée de ressentir cette émotion particulière quand je suis à la table de montage et que je vois les premières images de ce qui sera plus tard un film.

Et cela pour moi est toujours magique.

 

Marlène Ionesco